Ame-carpe

( Crédit photo Ly Korn )

( Crédit photo Ly Korn )

Comme un parapluie lumineux, j'ai porté ma naïveté

Le long des jours pluvieux et des froides traversées

Derrière ses persiennes, mon Ombre me soufflait

Une valse lointaine, un paysage rêvé

 

Je suis arrivée sur la colline de l'été

Au milieu des herbes folles

Trois marches de pierres chauffées

Il n'y a pas d'épée à retirer

Juste respirer comme le coquelicot au rouge gosier

Jusqu'à atteindre la tige verte de la sérénité

Vieilles pierres tombales aux noms effacés

Ruines qui se dilatent dans l’œil du ciel bleu

Même la mort ne veut pas de l'éternité

Des roses fleuriront de nos cheveux

Pensées d'adieux, poussières sauvages

La terre et les arbres ruminent la même sève

Et les hommes ne comprennent toujours pas le langage de leurs rêves

Quelle voix écouter ?

Quelle carte à abattre ?

J'ai lancé une nouvelle pièce dans la Fontaines aux miracles

Et j'ai jeté les cendres de mes cœurs anciens

sur un radeau de lin

 

Qu'il s'en aille

Le long du Fleuve des Moulins à sourire...

 

Il me tarde d'apprendre à vieillir

 

K.L

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